| Après
le ralentissement observé en 2002 (1,1%), imputable
à la forte contraction des activités du
secteur primaire qui a affiché un taux de croissance
de –20,6%, l’activité économique
rebondirait en 2003 grâce à un redressement
du secteur primaire (20,5%). Toutefois, les secteurs
primaire et secondaire subiraient les effets de la campagne
agricole peu satisfaisante de l’année 2002.
Ils
progresseraient respectivement de 3,7% et de 4,8% en
2003 contre 9,8% et 5,5% en 2002. Cette relance des
activités économiques en 2003 se réaliserait
dans un contexte qui continue d'être marqué
par la maîtrise de l'inflation. Le niveau général
des prix est resté stable avec un taux d'inflation
annuel moyen quasiment nul.
Grâce à une bonne tenue de l’ensemble
des secteurs, le rythme de l’activité économique
serait maintenu en 2004. Les prévisions des ressources
et emplois du PIB, qui tiennent compte des objectifs
de croissance mais également de la mise en œuvre
des orientations stratégiques du DSRP, laissent
apparaître un taux de croissance de 6%. L'évolution
générale des prix, par rapport à
2003, devrait se situer autour de 1,4%.
L'excédent budgétaire de base est d’une
consolidation de 0,1% du PIB en 2003. Le déficit
global, sur la base des engagements (hors dons), se
situe à 4,3% du PIB, soit une hausse de 1,2 points
de pourcentage par rapport à l’année
précédente. En 2004, la politique budgétaire
restera prudente avec un déficit sur la base
des engagements qui devrait se situer à 2,5%.
Au plan extérieur, le déficit du solde
des transactions courantes passerait de 6,0% en 2002
à 6,9% en 2003, du fait de la dégradation
de la balance des biens et services. Les perspectives
pour 2004 laissent apparaître un déficit
du compte extérieur courant de 6,0% du PIB, en
raison de l’accroissement plus important des exportations
que celui des importations.
Enfin, la situation monétaire en 2003 a été
caractérisée par une amélioration
de la position extérieure de 7,2 milliards, une
hausse du crédit intérieur de 8,9% et
une progression de la masse monétaire de 8,0
%.
En 2004, la politique monétaire continuera à
viser la stabilité des prix et le renforcement
des réserves de change au moyen d’instruments
axés sur les forces du marché. Les avoirs
extérieurs nets des institutions monétaires
passeraient de 304,0 milliards en décembre 2003
à 309,3 milliards en décembre 2004 tandis
que la progression de la masse monétaire serait
contenue à 4%.
Source : Ministère de l'Economie
et des Finances |